Un cyprès solitaire, tout revêtu d’âcre poussière,
regarde les fenêtres closes de la maison de mon père
comme le moine qui me suit depuis tant de lieues le long du chemin,
éternellement à mes côtés, pour me lire éternellement un fragment de la légende de la Nouvelle Ville resplendissante, légende que peut-être je vous conterai un jour.
soleil géant des Slaves : roue à rayons de bois
qui restera éternellement la cinquième roue
du carrosse des peuples.
qui restera éternellement la cinquième roue
du carrosse des peuples.
Mon rêve au ralenti comme une somnolente cadence :
les longues bandes des plaines infinies sur la Russie vaincue
et soudain un poulain approche, approche de plus en plus – sang neuf à travers la gaze des neiges.Blaise Cendrars, La légende de Novgorode, © Éditions Fata Morgana 1997