招き猫, dis-tu, maneki-neko
espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
mercredi 5 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
samedi 24 septembre 2011
Extrait de Les jours où Else
Les jours d'Else / L'hiver où Else
Regarder tout un jour
la pluie fine là, dans l'espace de la rue, dans l'espace existant entre les deux côtés bordés de maisons et d'immeubles bas de granit et de brique, la pluie fine et tenace qui garde ou tient au chaud tous ceux qu'aucune obligation n'amène, en ce jour d'hiver, à franchir les seuils Ça commence comme ça, pour Else
Vous hésitez à imaginer qu'elle sort à la nuit venue Mais à la nuit venue, dans ses vêtements ordinaires, elle sort
C'est dans un champ d'herbe rase qu'elle est d'abord et qu'elle reste, jusqu'à ruisseler sous la pluie fraîche Et de ce champ, elle ignore le nom Dans l'appentis empli de foin, elle n'a pas froid cette nuit-là Puis, quand dans la lumière elle est au bout de la tombe, c'est un lundi
Sachez que pour Else les passages au cimetière ce sont depuis toujours des promenades, c'est prendre l'air Et ceux qui depuis tout ce temps n'ont pas compris, Else s'en moque, sachez-le Ceux qui n'ont pas compris que sur la tombe, Else et les autres s'assoient, parlent, mangent, se recueillent, rêvent, pleurent, somnolent et rient, Else s'en moque
C'est un lundi aux mains vides et Else se tient debout, regardant les pots de fleurs sur la tombe - cyclamens et azalées, jacinthes et primevères Les passages matériels des autres Et les noms gravés dorés sur la stèle, les cinq noms, elle regarde aussi Vous vous demandez comment cinq personnes dans une tombe si petite, un caveau à trois places... vous ignorez que l'on exhume les corps - au moins un une fois par mois, disent les hommes qui travaillent dans les cimetières des villages alentour L'exhumation ça fait de la place
Regarder tout un jour
la pluie fine là, dans l'espace de la rue, dans l'espace existant entre les deux côtés bordés de maisons et d'immeubles bas de granit et de brique, la pluie fine et tenace qui garde ou tient au chaud tous ceux qu'aucune obligation n'amène, en ce jour d'hiver, à franchir les seuils Ça commence comme ça, pour Else
Vous hésitez à imaginer qu'elle sort à la nuit venue Mais à la nuit venue, dans ses vêtements ordinaires, elle sort
C'est dans un champ d'herbe rase qu'elle est d'abord et qu'elle reste, jusqu'à ruisseler sous la pluie fraîche Et de ce champ, elle ignore le nom Dans l'appentis empli de foin, elle n'a pas froid cette nuit-là Puis, quand dans la lumière elle est au bout de la tombe, c'est un lundi
Sachez que pour Else les passages au cimetière ce sont depuis toujours des promenades, c'est prendre l'air Et ceux qui depuis tout ce temps n'ont pas compris, Else s'en moque, sachez-le Ceux qui n'ont pas compris que sur la tombe, Else et les autres s'assoient, parlent, mangent, se recueillent, rêvent, pleurent, somnolent et rient, Else s'en moque
C'est un lundi aux mains vides et Else se tient debout, regardant les pots de fleurs sur la tombe - cyclamens et azalées, jacinthes et primevères Les passages matériels des autres Et les noms gravés dorés sur la stèle, les cinq noms, elle regarde aussi Vous vous demandez comment cinq personnes dans une tombe si petite, un caveau à trois places... vous ignorez que l'on exhume les corps - au moins un une fois par mois, disent les hommes qui travaillent dans les cimetières des villages alentour L'exhumation ça fait de la place
Lou Raoul, extrait de Les jours où Else, © Éditions Isabelle Sauvage 2011
vendredi 23 septembre 2011
mercredi 21 septembre 2011
qui boite
J’ai vu un ange qui boitait. Il m’est apparu simplement : j’étais assis sur un banc et je voulais allumer du tabac. L’ange me vit et vint allumer mon tabac. Je sais maintenant que tous les hommes devraient boiter. Mais qui en ce monde mériterait d’avoir cette magnifique démarche ? Les prétentions, les audaces, les parades sont à présent à mes yeux les vraies infirmités. (…)
vendredi 16 septembre 2011
mardi 30 août 2011
dimanche 28 août 2011
samedi 30 juillet 2011
mardi 19 juillet 2011
mercredi 29 juin 2011
dimanche 26 juin 2011
samedi 25 juin 2011
Extrait de Cinq, de 6 à 9 / Friches
Chère Alice,
Près
des éclats de pivoines
des éclats de pivoines
des cerises vertes
des petits pois
des rames de noisetiers
viendras-tu bientôt ?
Derrière la poignée de porcelaine toute blanche, les labours vierges se tendent.
A l'attention d'
Alice Roc'hcongar
Kermoster
29460 Dirinon
© Lou Raoul, extrait de Cinq, de 6 à 9 / Friches
jeudi 23 juin 2011
lundi 13 juin 2011
mercredi 8 juin 2011
mardi 7 juin 2011
pour laquelle
Je ne sais pas, c’est la raison pour laquelle
je dois aller plus loin.
© Göran Tunström, L'Oratorio de Noël
je dois aller plus loin.
© Göran Tunström, L'Oratorio de Noël
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