espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes

espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes

lundi 16 juillet 2012

de tes ailes, l'ouverture ouverte



Ma mère porte un oiseau, un goéland masqué, dans ses mains. Un sourire bizarre éclaire son visage, on dirait que sa peau a été fendue au couteau et la plaie laissée vive. " Mais... dis-je étonnée, mais il est trop grand..." Ma mère rit. "Inaccessible, profère-t-elle, ce bel oiseau, tu vois, se nomme Inaccessible."
Velibor Čolić, Jésus et Tito, © Editions Gaïa 2010

mercredi 11 juillet 2012

nuit tombée, vanneau mon oiseau, je fume dehors du silence

 Jean-Marc Undriener pour la photo,
avec son aimable autorisation, ses blogs : 
http://arythmies.blogspot.fr/
http://www.fibrillations.net/

samedi 7 juillet 2012

oiseau mon oiseau, dans un silence qui n'écrit pas

© Hervé Bougel pour la photo, 
avec son aimable autorisation, 
son blog : precarreditions.hautetfort.com/

mercredi 27 juin 2012

les blottis du silence de la linotte

© Naoto Yamagishi pour la photo, 
avec son aimable autorisation

cliquer sur l'image pour l'agrandir 

lundi 25 juin 2012

dans la main ouverte du Grand Jardin, deux fois oiseau


Un cri de crave monologue en noir, le plastron pâle d'une grive sautille vers moi, survolé d'un passage de litornes et de mauvis, et de leur essaim d'alarmes dans la douceur.

Alexis Gloaguen, La chambre de veille, © Éditions Maurice Nadeau, 2012,
avec l'aimable autorisation de l'auteur.

vendredi 22 juin 2012

trafic dense, oiseau pour oiseaux

ayant ouvert la porte étroite qui chancelle
je me suis éloignée du petit jardin
...
you fly straight into my heart

© LR 


jeudi 21 juin 2012

m'attrape au vol

dîme acquittée
je deviens chat

n'entends que les oiseaux
et un avion au loin


que l'on m'attrape
au vol


sous le panneau
dérivation

Gwénola Morizur, Igrec ou bien, © Éditions Contre-allées 2012

dimanche 3 juin 2012

d'oiseau maintenant



(...)
En souvenir de moi
Restez ouverts
Je reviendrai peut-être

© Gil Pressnitzer

mercredi 30 mai 2012

à nos pieds


Il pleuvait des oiseaux, lui avait-elle dit. Quand le vent s'est levé et qu'il a couvert le ciel d'un dôme de fumée noire, l'air s'est raréfié, c'était irrespirable de chaleur et de fumée, autant pour nous que pour les oiseaux et ils tombaient en pluie à nos pieds.

Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, © XTZ éditeur

mardi 29 mai 2012

avec, oiseau mon oiseau




© Nancy Van Reeth pour le dessin intitulé La douleur 
et avec son aimable autorisation,
son site : http://www.nancy-vanreeth.net/fr/

vendredi 18 mai 2012

peut-être que

 

les îles n'existent plus oiseau mon oiseau 
dans l'oasis tu es assis
peut-être que moi aussi 
                                           
© L Raoul

jeudi 10 mai 2012

dans ta main de silence



Nombreux sont ceux qui choisissent de se taire quand la vie leur inflige les plus cuisantes brûlures, d'ailleurs, les mots ne sont souvent que des pierres inertes, des vêtements élimés et usés. Ils peuvent également être de mauvaises herbes, de dangereux vecteurs d'infections, des planches vermoulues qui ne supporteraient pas le poids d'une fourmi et d'autant moins celui d'un homme. Pourtant, ils sont l'une des rares choses qui demeurent à portée de main lorsque tout semble se jouer de nous. Gardez bien cela à l'esprit. N'oubliez pas non plus ce que nul ne comprend : les mots les plus insignifiants et les plus improbables peuvent, sans qu'on s'y attende, se charger d'un lourd fardeau et conduire la vie pour la sauver par-delà les plus vertigineuses crevasses.

Jón Kalman Stefánsson, La tristesse des anges, © Éditions Gallimard

mercredi 9 mai 2012

(si) aujourd'hui me demande (si)



l'amour de mon oiseau pousse des ailes et quand elles s'abattent sur mon visage c'est un sursaut qu'importe ce que j'ai été aujourd'hui me demande
 
© L Raoul