© Les Productions du Pentamino pour la photo
espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
vendredi 29 juin 2012
mercredi 27 juin 2012
lundi 25 juin 2012
dans la main ouverte du Grand Jardin, deux fois oiseau
Un cri de crave monologue en noir, le plastron pâle d'une grive sautille vers moi, survolé d'un passage de litornes et de mauvis, et de leur essaim d'alarmes dans la douceur.
Alexis Gloaguen, La chambre de veille, © Éditions Maurice Nadeau, 2012,
avec l'aimable autorisation de l'auteur.
vendredi 22 juin 2012
trafic dense, oiseau pour oiseaux
ayant ouvert la porte étroite qui chancelle
je me suis éloignée du petit jardin
...
...
you fly straight into my heart
© LR
jeudi 21 juin 2012
m'attrape au vol
je deviens chat
n'entends que les oiseaux
et un avion au loin
que l'on m'attrape
au vol
sous le panneau
dérivation
Gwénola Morizur, Igrec ou bien, © Éditions Contre-allées 2012
mercredi 20 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
à nos pieds
Il pleuvait des oiseaux, lui avait-elle dit. Quand le vent s'est levé et qu'il a couvert le ciel d'un dôme de fumée noire, l'air s'est raréfié, c'était irrespirable de chaleur et de fumée, autant pour nous que pour les oiseaux et ils tombaient en pluie à nos pieds.
Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, © XTZ éditeur
mardi 29 mai 2012
avec, oiseau mon oiseau
© Nancy Van Reeth pour le dessin intitulé La douleur
et avec son aimable autorisation,
et avec son aimable autorisation,
son site : http://www.nancy-vanreeth.net/fr/
mardi 22 mai 2012
vendredi 18 mai 2012
peut-être que
les îles n'existent plus oiseau mon oiseau
dans l'oasis tu es assis
peut-être que moi aussi
peut-être que moi aussi
© L Raoul
vendredi 11 mai 2012
jeudi 10 mai 2012
dans ta main de silence
Nombreux
sont ceux qui choisissent de se taire quand la vie leur inflige les
plus cuisantes brûlures, d'ailleurs, les mots ne sont souvent que
des pierres inertes, des vêtements élimés et usés. Ils peuvent
également être de mauvaises herbes, de dangereux vecteurs
d'infections, des planches vermoulues qui ne supporteraient pas le
poids d'une fourmi et d'autant moins celui d'un homme. Pourtant, ils
sont l'une des rares choses qui demeurent à portée de main lorsque
tout semble se jouer de nous. Gardez bien cela à l'esprit. N'oubliez
pas non plus ce que nul ne comprend : les mots les plus
insignifiants et les plus improbables peuvent, sans qu'on s'y
attende, se charger d'un lourd fardeau et conduire la vie pour la
sauver par-delà les plus vertigineuses crevasses.
Jón
Kalman Stefánsson, La tristesse des anges, ©
Éditions Gallimard
mercredi 9 mai 2012
(si) aujourd'hui me demande (si)
l'amour de mon oiseau
pousse des ailes et quand elles s'abattent sur mon visage c'est un
sursaut qu'importe ce que j'ai été aujourd'hui me demande
© L Raoul
mardi 8 mai 2012
mardi 1 mai 2012
mardi 24 avril 2012
jeudi 19 avril 2012
qu'alors la vie
Parfois, ils marchent de front et c'est beaucoup mieux parce que des traces de pas posées les unes à côté des autres sont preuve de connivence et qu'alors la vie n'est pas aussi solitaire.
mercredi 18 avril 2012
à s'égosiller
Quatre hommes attendaient la venue des anges dans un étang. De l'eau jusqu'aux aisselles, de longues trainées boueuses sur le visage et de grands yeux hébétés, ils se croyaient les derniers humains de la terre. Avec eux dans la lumière dorée, un orignal qui avait aussi trouvé refuge dans l'étang et, perché sur l'épaule du plus jeune d'entre eux, celui qui a raconté, un oiseau pépiait à s'égosiller.
Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, © XTZ éditeur
mardi 17 avril 2012
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