espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
lundi 30 juillet 2012
à la lune montante, oiseau x 2
Parfois un oiseau poinçonne la crête de granite d'un appel clandestin vers la vie.
Alexis Gloaguen, La chambre de veille, © Éditions Maurice Nadeau 2012,
avec l' aimable autorisation de l'auteur.
samedi 28 juillet 2012
lundi 16 juillet 2012
Extrait de Else avec elle
Un homme sort du bois
dans leurs lits ils dorment profondément quand les réveils ou les
radios réveils
alors leurs corps laissent là le sommeil, tous les rêves
il est 6, 7, 8
ils se lèvent
ils appuient sur les boutons des cafetières, des théières
électriques, déposent sur les tables les pains précoupés en
tranches, les beurriers de plastique, les bocaux de confitures et de
pâtes à tartiner diverses
et dans les salles de
bain, ils se dénudent pour une douche express avec gel odorant,
enfilent des peignoirs d'éponge épaisse
et dans les cuisines
ouvertes, ils déjeunent en écoutant les flash infos à la radio
puis ils se coiffent, se
rasent ou se maquillent, se vêtent, se chaussent
et ils ouvrent les portes
de leurs domiciles et se précipitent dans les rues
à pied, à vélo, en
voiture, en bus, en tram, en métro, en train
il est 7, 8, 9, ils
commencent à vivre
une matinée prenante
jusqu'à ce que souriant,
ils s'assoient pour le déjeuner en compagnie de collègues ou de
proches
quand un homme sort du
bois
un homme sort du bois
il boite, a les épaules
voutées et ne regarde pas devant lui mais le sol à ses pieds,
trébuchant
un homme sort du bois,
regagne la route qui descend vers le bourg
un homme sort du bois
chaque jour à midi de l'hiver, regagne la route qui descend vers le
bourg
tu le vois
tu le vois il n'est pas
vieux
un homme sort du bois
il a les cheveux blonds
et longs dans le cou, le sommet du crâne un peu dégarni, le visage
émacié
il regagne la route qui
descend vers le bourg et se rend chaque jour au cimetière
tu le vois assis près de
la tombe
un homme sort du bois
assis près de la tombe
chaque après-midi de l'hiver il est
et quand un jour de pluie
les flics s'approchent de lui assis près de la tombe et lui
demandent de rentrer chez lui
ne pas rester là sous la
pluie
ne pas venir là ainsi
chaque jour
ne lui disent pas c'est
parce que vous nous faites peur à tous
il lève la tête,
regarde en plissant ses yeux verts, regarde la stèle de la tombe où
des noms gravés
Dermot Kerreg
Met
Rospiko, son épouse
il hoche la tête
peu à peu s'affaisse le
sol du cimetière
depuis longtemps ni
l'homme ni personne ne vient plus près de cette tombe
il est 5,6,7 en soirée
quand ils rentrent chez
eux tout va bien
le jour des flics l'homme
du bois en s'éloignant de la tombe te dit, Else
brav oa din behan 'vel-se
'tal kichen ma re
j'aimais bien être comme
ça près des miens
il est 7,8, 9
dans la douceur claire de
leurs logements ils se reposent
il s'éloigne tu voudrais
il est déjà
loin
loin il est loin
un homme dans le bois
Lou Raoul, Else avec elle, © Éditions Isabelle Sauvage juin 2012
de tes ailes, l'ouverture ouverte
Ma mère porte un oiseau, un goéland masqué, dans ses mains. Un sourire bizarre éclaire son visage, on dirait que sa peau a été fendue au couteau et la plaie laissée vive. " Mais... dis-je étonnée, mais il est trop grand..." Ma mère rit. "Inaccessible, profère-t-elle, ce bel oiseau, tu vois, se nomme Inaccessible."
Velibor Čolić, Jésus et Tito, © Editions Gaïa 2010
jeudi 12 juillet 2012
mercredi 11 juillet 2012
nuit tombée, vanneau mon oiseau, je fume dehors du silence
Jean-Marc Undriener pour la photo,
avec son aimable autorisation, ses blogs :
http://arythmies.blogspot.fr/
http://www.fibrillations.net/
http://arythmies.blogspot.fr/
http://www.fibrillations.net/
samedi 7 juillet 2012
oiseau mon oiseau, dans un silence qui n'écrit pas
© Hervé Bougel pour la photo,
avec son aimable autorisation,
son blog : precarreditions.hautetfort.com/
avec son aimable autorisation,
son blog : precarreditions.hautetfort.com/
vendredi 29 juin 2012
mercredi 27 juin 2012
lundi 25 juin 2012
dans la main ouverte du Grand Jardin, deux fois oiseau
Un cri de crave monologue en noir, le plastron pâle d'une grive sautille vers moi, survolé d'un passage de litornes et de mauvis, et de leur essaim d'alarmes dans la douceur.
Alexis Gloaguen, La chambre de veille, © Éditions Maurice Nadeau, 2012,
avec l'aimable autorisation de l'auteur.
vendredi 22 juin 2012
trafic dense, oiseau pour oiseaux
ayant ouvert la porte étroite qui chancelle
je me suis éloignée du petit jardin
...
...
you fly straight into my heart
© LR
jeudi 21 juin 2012
m'attrape au vol
je deviens chat
n'entends que les oiseaux
et un avion au loin
que l'on m'attrape
au vol
sous le panneau
dérivation
Gwénola Morizur, Igrec ou bien, © Éditions Contre-allées 2012
mercredi 20 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
à nos pieds
Il pleuvait des oiseaux, lui avait-elle dit. Quand le vent s'est levé et qu'il a couvert le ciel d'un dôme de fumée noire, l'air s'est raréfié, c'était irrespirable de chaleur et de fumée, autant pour nous que pour les oiseaux et ils tombaient en pluie à nos pieds.
Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, © XTZ éditeur
mardi 29 mai 2012
avec, oiseau mon oiseau
© Nancy Van Reeth pour le dessin intitulé La douleur
et avec son aimable autorisation,
et avec son aimable autorisation,
son site : http://www.nancy-vanreeth.net/fr/
mardi 22 mai 2012
vendredi 18 mai 2012
peut-être que
les îles n'existent plus oiseau mon oiseau
dans l'oasis tu es assis
peut-être que moi aussi
peut-être que moi aussi
© L Raoul
vendredi 11 mai 2012
jeudi 10 mai 2012
dans ta main de silence
Nombreux
sont ceux qui choisissent de se taire quand la vie leur inflige les
plus cuisantes brûlures, d'ailleurs, les mots ne sont souvent que
des pierres inertes, des vêtements élimés et usés. Ils peuvent
également être de mauvaises herbes, de dangereux vecteurs
d'infections, des planches vermoulues qui ne supporteraient pas le
poids d'une fourmi et d'autant moins celui d'un homme. Pourtant, ils
sont l'une des rares choses qui demeurent à portée de main lorsque
tout semble se jouer de nous. Gardez bien cela à l'esprit. N'oubliez
pas non plus ce que nul ne comprend : les mots les plus
insignifiants et les plus improbables peuvent, sans qu'on s'y
attende, se charger d'un lourd fardeau et conduire la vie pour la
sauver par-delà les plus vertigineuses crevasses.
Jón
Kalman Stefánsson, La tristesse des anges, ©
Éditions Gallimard
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