Dans l’appentis, elle n’a pas froid non plus la seconde nuit Elle s’étonne de retrouver la chaleur du foin sec et vieux, entreposé là, oublié, inutile depuis toutes ces années Dans le foin où naissent et grandissent les petits chiens bâtards qu'Else et les autres tiennent à deux mains et pressent contre leurs visages, aspirant l’odeur sucrée des poils ras
Lou Raoul, extrait de Les jours où Else, © Éditions Isabelle Sauvage, mars 2011
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