Je restais simplement assis et je regardais tout. Comme ces vieux paysans de Pologne, de Hongrie ou de Roumanie. Quand ils cessent de travailler, quand ils peuvent enfin se reposer dans la vie, ils s'asseyent sur un banc devant leur maison et ils regardent. Ils regardent le monde comme on regarde un film. Ils restent immobiles, les mains posées sur les genoux et, de temps en temps seulement, ils battent des paupières ou prennent une cigarette. Jusqu'à la tombée de la nuit.
Andrzej Stasiuk, Mon Allemagne, © Éditions Christian Bourgois, 2010
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