Les vagues de longueurs variables, comme le sont les mots, et rangées en lignes parallèles, telles des caractères d’imprimerie, se déplaçaient de la gauche vers la droite, au gré des vents dominants de secteur ouest. Ainsi donc, regarder les vagues dans la baie par tempête faisait mouvoir ses yeux exactement comme le faisait la lecture, et ses mers ressemblaient à des lignes en italiques, qu’elle cherchait à lire.
Annie Dillard, L’amour des Maytree, © Christian Bourgois éditeur 2008
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