espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
espace laboratoire de Lou Raoul, avec fenêtres ouvertes
dimanche 16 septembre 2012
samedi 15 septembre 2012
jeudi 13 septembre 2012
dans ta main gantée, parfois
rien ne s'ajoute au poème sauf le silence qu'il donne
Jean-Yves Vallat, extrait de Endurance du météore, © Éditions MLD
mercredi 12 septembre 2012
mardi 11 septembre 2012
vendredi 7 septembre 2012
qui te passe l'été
© Jean-Pierre Desvignes,
avec son aimable autorisation
son blog http://desvigne-journaldebord.blogspot.fr
mercredi 5 septembre 2012
lundi 3 septembre 2012
dans ta lune
© Dominic Sonic pour la photo,
avec son aimable autorisation.
avec son aimable autorisation.
LA FOLLE DE St LUNAIRE
Il est un lieu étrange où couverte de terre
Se dresse une maison aux formes de termitière
Une pauvre femme s’y cache depuis quarante hivers
Cette femme que l’on surnomme la folle de St Lunaire
Que Dieu leur pardonne
Que Dieu leur pardonne tout
Nos glorieux résistants, à la fin de la guerre
S’empressant de punir traîtrises et adultères
Sans le temps d’un procès, ni même d’une prière
Cette femme fut rasée, chassée à coups de pierre
Que Dieu leur pardonne
Que Dieu leur pardonne tout
Descendants que vous êtes, de Judas décorés
Qui offraient aux teutons votre hospitalité
Sachez que cette femme dont la raison fut violée
N’avait que son honneur pour culpabilité
Que Dieu leur pardonne
Que Dieu leur pardonne tout
© Dominic Sonic
Extrait de l'album intitulé Dominic Sonic / 1991
dimanche 2 septembre 2012
samedi 1 septembre 2012
jeudi 23 août 2012
lundi 20 août 2012
samedi 18 août 2012
jeudi 16 août 2012
mardi 14 août 2012
vendredi 10 août 2012
mardi 7 août 2012
lundi 6 août 2012
dimanche 5 août 2012
mardi 31 juillet 2012
dans ton bec, doubles graines
Cet oiseau - rappelle-toi -,
ces ailes,
il volait au-devant de la voiture,
sa route lui était échancrure
qui s'ouvrait à mesure dans la mer rouge
de l'automne. Le moteur peinait,
lui, planant, semblait nous attendre,
le peu de vent qui nous séparait de lui
devenait franchissable.
Nous parcourûmes ensemble quelques lacets
d'un temps commun, poreux comme la vraie vie,
lui devant, signe mystérieux
d'une langue éphémère.
Il se posa sur une branche basse,
son bec était une fenêtre ensanglantée.
Emmanuel Merle, Écarlates, © Éditions Sang d'Encre 2011,
avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Son site http://www.emmanuelmerle.fr/
lundi 30 juillet 2012
à la lune montante, oiseau x 2
Parfois un oiseau poinçonne la crête de granite d'un appel clandestin vers la vie.
Alexis Gloaguen, La chambre de veille, © Éditions Maurice Nadeau 2012,
avec l' aimable autorisation de l'auteur.
samedi 28 juillet 2012
lundi 16 juillet 2012
Extrait de Else avec elle
Un homme sort du bois
dans leurs lits ils dorment profondément quand les réveils ou les
radios réveils
alors leurs corps laissent là le sommeil, tous les rêves
il est 6, 7, 8
ils se lèvent
ils appuient sur les boutons des cafetières, des théières
électriques, déposent sur les tables les pains précoupés en
tranches, les beurriers de plastique, les bocaux de confitures et de
pâtes à tartiner diverses
et dans les salles de
bain, ils se dénudent pour une douche express avec gel odorant,
enfilent des peignoirs d'éponge épaisse
et dans les cuisines
ouvertes, ils déjeunent en écoutant les flash infos à la radio
puis ils se coiffent, se
rasent ou se maquillent, se vêtent, se chaussent
et ils ouvrent les portes
de leurs domiciles et se précipitent dans les rues
à pied, à vélo, en
voiture, en bus, en tram, en métro, en train
il est 7, 8, 9, ils
commencent à vivre
une matinée prenante
jusqu'à ce que souriant,
ils s'assoient pour le déjeuner en compagnie de collègues ou de
proches
quand un homme sort du
bois
un homme sort du bois
il boite, a les épaules
voutées et ne regarde pas devant lui mais le sol à ses pieds,
trébuchant
un homme sort du bois,
regagne la route qui descend vers le bourg
un homme sort du bois
chaque jour à midi de l'hiver, regagne la route qui descend vers le
bourg
tu le vois
tu le vois il n'est pas
vieux
un homme sort du bois
il a les cheveux blonds
et longs dans le cou, le sommet du crâne un peu dégarni, le visage
émacié
il regagne la route qui
descend vers le bourg et se rend chaque jour au cimetière
tu le vois assis près de
la tombe
un homme sort du bois
assis près de la tombe
chaque après-midi de l'hiver il est
et quand un jour de pluie
les flics s'approchent de lui assis près de la tombe et lui
demandent de rentrer chez lui
ne pas rester là sous la
pluie
ne pas venir là ainsi
chaque jour
ne lui disent pas c'est
parce que vous nous faites peur à tous
il lève la tête,
regarde en plissant ses yeux verts, regarde la stèle de la tombe où
des noms gravés
Dermot Kerreg
Met
Rospiko, son épouse
il hoche la tête
peu à peu s'affaisse le
sol du cimetière
depuis longtemps ni
l'homme ni personne ne vient plus près de cette tombe
il est 5,6,7 en soirée
quand ils rentrent chez
eux tout va bien
le jour des flics l'homme
du bois en s'éloignant de la tombe te dit, Else
brav oa din behan 'vel-se
'tal kichen ma re
j'aimais bien être comme
ça près des miens
il est 7,8, 9
dans la douceur claire de
leurs logements ils se reposent
il s'éloigne tu voudrais
il est déjà
loin
loin il est loin
un homme dans le bois
Lou Raoul, Else avec elle, © Éditions Isabelle Sauvage juin 2012
de tes ailes, l'ouverture ouverte
Ma mère porte un oiseau, un goéland masqué, dans ses mains. Un sourire bizarre éclaire son visage, on dirait que sa peau a été fendue au couteau et la plaie laissée vive. " Mais... dis-je étonnée, mais il est trop grand..." Ma mère rit. "Inaccessible, profère-t-elle, ce bel oiseau, tu vois, se nomme Inaccessible."
Velibor Čolić, Jésus et Tito, © Editions Gaïa 2010
jeudi 12 juillet 2012
mercredi 11 juillet 2012
nuit tombée, vanneau mon oiseau, je fume dehors du silence
Jean-Marc Undriener pour la photo,
avec son aimable autorisation, ses blogs :
http://arythmies.blogspot.fr/
http://www.fibrillations.net/
http://arythmies.blogspot.fr/
http://www.fibrillations.net/
samedi 7 juillet 2012
oiseau mon oiseau, dans un silence qui n'écrit pas
© Hervé Bougel pour la photo,
avec son aimable autorisation,
son blog : precarreditions.hautetfort.com/
avec son aimable autorisation,
son blog : precarreditions.hautetfort.com/
vendredi 29 juin 2012
mercredi 27 juin 2012
lundi 25 juin 2012
dans la main ouverte du Grand Jardin, deux fois oiseau
Un cri de crave monologue en noir, le plastron pâle d'une grive sautille vers moi, survolé d'un passage de litornes et de mauvis, et de leur essaim d'alarmes dans la douceur.
Alexis Gloaguen, La chambre de veille, © Éditions Maurice Nadeau, 2012,
avec l'aimable autorisation de l'auteur.
vendredi 22 juin 2012
trafic dense, oiseau pour oiseaux
ayant ouvert la porte étroite qui chancelle
je me suis éloignée du petit jardin
...
...
you fly straight into my heart
© LR
jeudi 21 juin 2012
m'attrape au vol
je deviens chat
n'entends que les oiseaux
et un avion au loin
que l'on m'attrape
au vol
sous le panneau
dérivation
Gwénola Morizur, Igrec ou bien, © Éditions Contre-allées 2012
mercredi 20 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
à nos pieds
Il pleuvait des oiseaux, lui avait-elle dit. Quand le vent s'est levé et qu'il a couvert le ciel d'un dôme de fumée noire, l'air s'est raréfié, c'était irrespirable de chaleur et de fumée, autant pour nous que pour les oiseaux et ils tombaient en pluie à nos pieds.
Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, © XTZ éditeur
mardi 29 mai 2012
avec, oiseau mon oiseau
© Nancy Van Reeth pour le dessin intitulé La douleur
et avec son aimable autorisation,
et avec son aimable autorisation,
son site : http://www.nancy-vanreeth.net/fr/
mardi 22 mai 2012
vendredi 18 mai 2012
peut-être que
les îles n'existent plus oiseau mon oiseau
dans l'oasis tu es assis
peut-être que moi aussi
peut-être que moi aussi
© L Raoul
vendredi 11 mai 2012
jeudi 10 mai 2012
dans ta main de silence
Nombreux
sont ceux qui choisissent de se taire quand la vie leur inflige les
plus cuisantes brûlures, d'ailleurs, les mots ne sont souvent que
des pierres inertes, des vêtements élimés et usés. Ils peuvent
également être de mauvaises herbes, de dangereux vecteurs
d'infections, des planches vermoulues qui ne supporteraient pas le
poids d'une fourmi et d'autant moins celui d'un homme. Pourtant, ils
sont l'une des rares choses qui demeurent à portée de main lorsque
tout semble se jouer de nous. Gardez bien cela à l'esprit. N'oubliez
pas non plus ce que nul ne comprend : les mots les plus
insignifiants et les plus improbables peuvent, sans qu'on s'y
attende, se charger d'un lourd fardeau et conduire la vie pour la
sauver par-delà les plus vertigineuses crevasses.
Jón
Kalman Stefánsson, La tristesse des anges, ©
Éditions Gallimard
mercredi 9 mai 2012
(si) aujourd'hui me demande (si)
l'amour de mon oiseau
pousse des ailes et quand elles s'abattent sur mon visage c'est un
sursaut qu'importe ce que j'ai été aujourd'hui me demande
© L Raoul
mardi 8 mai 2012
mardi 1 mai 2012
mardi 24 avril 2012
jeudi 19 avril 2012
qu'alors la vie
Parfois, ils marchent de front et c'est beaucoup mieux parce que des traces de pas posées les unes à côté des autres sont preuve de connivence et qu'alors la vie n'est pas aussi solitaire.
mercredi 18 avril 2012
à s'égosiller
Quatre hommes attendaient la venue des anges dans un étang. De l'eau jusqu'aux aisselles, de longues trainées boueuses sur le visage et de grands yeux hébétés, ils se croyaient les derniers humains de la terre. Avec eux dans la lumière dorée, un orignal qui avait aussi trouvé refuge dans l'étang et, perché sur l'épaule du plus jeune d'entre eux, celui qui a raconté, un oiseau pépiait à s'égosiller.
Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux, © XTZ éditeur
mardi 17 avril 2012
vendredi 13 avril 2012
la nuit d'oiseau
allons la nuit les nuits je ne dors pas allons mon oiseau
je te pose dehors sur ma tête allons pour aller je dis
ça tout comme ça très autre chose
© LRaoul
lundi 9 avril 2012
indañ an inisi *
* sous les îles
I go to these places
Intending to think
To think of nothing
No anticipate
Intending to think
To think of nothing
No anticipate
© PJ Harvey, Silence / White Chalk
vendredi 6 avril 2012
mercredi 4 avril 2012
... qu'il / elle dit
Il a pensé et il a dit : " Que faire de toutes ces ombres,
de toutes ces traces trouvées en chemin ?
Les taire, bouche cousue,
Les jeter au fond d'un trou, au fond d'un puits ?
Les brûler peut-être ? "
Et, il a encore dit : " Mais qu'elles soient dans la terre,
en cendre ou tout au fond du plus profond des océans,
elles resteront gravées à jamais dans ma mémoire."
en cendre ou tout au fond du plus profond des océans,
elles resteront gravées à jamais dans ma mémoire."
Julien Simon, Un drôle de silence, © Ed. Lansman / Collection Phonuscrits Des Radiophonies, 2010
vendredi 30 mars 2012
ta pâture
et bien sûr quelques uns s'approcheront pour brouter et riront bien fort
et pour tout ton plaisir
(qui aussi bien entre les pages ou sur tes images se répand,
gouttelettes)
ni ma bouche
ni ma nuque
ni mes hanches
ni mes mains
ni les pointes de mes seins
moi je n'ai rien à vendre
© LRaoul
jeudi 29 mars 2012
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